PARIS FC – Les raisons d’espérer

Miraculé contre Marseille, indigeste à Auxerre puis humilié contre le RC Lens, le club parisien est soumis aux durs aléas d’une première saison en Ligue 1. A ce rythme, le maintien n’est pas assuré. Non seulement ses conccurents directs ont l’habitude de jouer le maintien, mais en plus leur dynamique est meilleure que le PFC.

Dans cette ambiance morose où Stéphane Gilli titularise 5 défenseurs pour jouer à l’Abbé Deschamps, il est temps d’espérer. Il reste 12 matchs cette saison, 12 batailles à mener. 

Pierre Lees-Melou et Samir Chergui sont de retour !

Huit matchs sans Lees-Melou en championnat, pour une seule victoire contre le FC Nantes. Son absence aura surtout peser sur les pieds de Maxime Lopez, pas toujours à son aise sans son garde du corps. Car avec Max et Camara, Pierre Lees-Melou a fait le job, en solidifiant le milieu de terrain. 

Lees-Melou c’est l’assurance de retrouver un guerrier expérimenté au milieu, un récupérateur et un habile passeur. Si Max Lopez rayonne, c’est aussi grâce à lui. 

Pierre Lees-Melou lors de sa présentation au club

En défense, Samir Chergui a certainement avec Mbow été le meilleur défenseur du PFC cette saison. Problème il joue au même poste. Samir s’est donc reconverti en arrière droit et ses prestations sont solides. Il équilibre la défense, donne un gage physique complémentaire de Lees-Melou. 

Récupérer deux guerriers devraient bonifier l’équilibre de l’équipe et sa capacité à subir le jeu adverse.  

Le Paris FC a une profondeur de banc inédite cette saison

Cette fois, tous les postes sont doublés. Cela permet des changements plus efficaces en cours de match. C’est aussi la garantie de pouvoir bien récupérer physiquement.

La compétitivité dans un groupe est également très importante. Moses Simon pourrait revenir plus fort en cirant le banc plutôt qu’enchainer les matchs comme avant la CAN

Et si en plus des recrues performent, ce sera gagnant pour le PFC. Koleosho a son potentiel tandis que la recrue estival Jonathan Ikoné se lance enfin dans sa saison.

Stéphane Gilli, un entraineur dos au mur

Loin de nous l’idée de fournir un blanc seing à Gilli pour sa saison. Au contraire, depuis la victoire à Monaco, le coach parisien a subi des revers tactiques. Pire, il se borne à privilégier le secteur défensif. Pour les supporters, finit le football spectacle. Et si Otavio est encore et toujours titulaire malgré ses erreurs systématiques, il n’y a qu’un responsable : Stéphane Gilli.

Cependant, beaucoup de matchs cette saison ont été plombés par les erreurs individuelles. Au-delà des mauvais résultats, plusieurs matchs cette saison avait un bon contenu et méritait mieux. Mais ça, c’était avant.

Stéphane Gilli doit perdre avec ses principes de jeu et non en minimaliste

Il est possible que Stéphane Gilli récupère son audace et fasse jouer aux siens du beau football. A force de jouer, de nouveaux automatismes pourraient apparaitre.

Tout miser pour ne pas perdre ne fera pas gagner le PFC.

A ce petit jeu, le coach parisien va même perdre sa place. Unique solution, du spectacle et de l’émotion tout en réussissant à se maintenir. 

Prochain match à Toulouse. 

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