
Adama Camara – Un replacement tactique qui change tout
Lens, Nantes, Lyon, Monaco et Rennes. Trois défaites, une victoire et un match nul : 4 points sur 15 possibles. 5 buts marqués, 8 encaissés. Si les statistiques sont peu flatteuses, la dynamique du PFC est plus complexe. Le promu a joué un calendrier difficile et le club a des satisfactions.
L’une des pires défenses de Ligue 1 avant Monaco
En professant en avant-match de Monaco la défense préventive, l’entraineur du PFC Stéphane Gilli n’a pas révolutionné le football. Tous les footballeurs appliquent la défense préventive depuis toujours. Le Paris FC y compris. Cependant, l’entraineur a pointé du doigt l’ampleur exceptionnelle du problème de son équipe.
“Contre Nantes, on compte pas moins de 8 transitions canaris démarrant dans leur surface et finissant en frappe.”
Inconcevable à ce niveau. Alors oui, le coach a eu raison de pointer qu’avant la perte de balle, tous les joueurs doivent anticiper leur retour défensif. Même si c’est une évidence.
Il faut bien comprendre la position de Stéphane Gilli à ce moment de la saison. Après avoir perdu 1 à 0 contre le FC Nantes à Jean Bouin, le score indique 3 à 0 en début de seconde période, à nouveau à domicile, contre Lyon. A venir, Monaco, Rennes, puis Lille.
Même lorsque le Paris FC revient au score dans un match fou, on ne peut que constater le chaos défensif. Accuser la charnière centrale est logique, mais d’autres manques expliquent cette porosité.
L’expulsion de De Smet contre Lyon aggrave encore le malaise, malgré la belle performance de Tuomas Ollila que Stéphane Gilli n’avait jamais fait jouer cette saison. Autant dire qu’avec les clubs qui s’annoncent et la contre-performance contre Nantes, le coach est sur la sellette avant Monaco. Non pas tant sur les résultats, ni sur le spectacle, que sur l’incapacité à améliorer l’équilibre de son équipe.
Sorcellerie défensive au PFC
Dos au mur, le coach a trouvé une formule magique : faire descendre Adama Camara en libéro, quitte à sacrifier en partie le beau football. Le courage est une qualité, la témérité un défaut. Car oui, tout miser sur l’offensif ne fait pas une saison.
Quasiment tous les matchs du Paris FC ont été riches offensivement. Par exemple à Lens, le PFC domine malgré une défaite. Leur possession de balle est souvent au-dessus de 50%.
Le problème du PFC depuis le début de saison, c’est la défense. Les erreurs régulières sous pression sont devenues une habitude, que ce soit les défenseurs ou les milieux de terrain. Changer de tactique pour évoluer avec une ligne de 5 défenseurs qui se couvrent les uns les autres, stabilise une équipe.
La théorie ok. L’application est plus dure. Ce n’est plus Max Lopez qui joue 6 ou Lees-Melou par intermittence, mais 100% Adama Camara. Milieu défensif à la limite du libéro, Adama Camara s’est retrouvé au cœur du problème et a imposé sa patte dans une défense friable.
Adama Camara – Apport physique et tactique
A 29 ans, son 1m80 ressemble au phare défensif tant espéré par les supporters. Cela fait deux saisons et demi que Camara évolue ous les ordres de Stéphane Gilli. Il sait ce que veut le coach, et le lui rend bien. L’équilibre qu’il a apporté suite au replacement tactique est fascinant. L’une des plus mauvaises défenses du championnat s’est littéralement solidifiée en deux matchs face aux meilleurs attaques du championnat.
Sa première qualité est de rattraper les erreurs de ses centraux. Par exemple Otavio. Le Portugais a quelques bons matchs à son actif, mais il continue à faire une ou plusieurs erreurs par match. Jadis, il laissait un trou béant derrière lui. Aujourd’hui, Camara comble le vide immédiatement.
Mbow plus solide que son coéquipier Otavio, bénéficie lui aussi de la double sécurité Camara. A eux deux, ils dégagent plus de la moitié des centres adverses, ce qui en fait sa seconde qualité. Et vu le peu d’assurance d’Okambadio dans les sorties aériennes, ce travail de dégagement est essentiel.
Grâce à son expérience et à son intelligence tactique, Adama Camara a franchi un cap. Titulaire indiscutable au dépend de Marchetti, il forme avec Pierre Lees-Melou et Max Lopez un milieu compliqué à appréhender. Mais attention aux effets pervers qui découlent de cette tactique défensive. Adama Camara étant moins présent offensivement, il y a un nouveau problème tactique à gérer.
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