Coupe de France – Avranches / Paris 13 Atletico

Pour ce 128ème de finale de la Coupe de France, les Gobelins se déplaçaient en Normandie, contre une vielle connaissance, Avranches pensionnaires de National 2. Et le souvenir, d’un autre âge, laissait malgré tout un mauvais goût dans la bouche, une défaite 3-0 en mars 2023. Mais retour au présent.

Un premier acte poussif 

Dans une ambiance de dimanche district, qui sentait bon la merguez, avec les insultes et invectives qui font partie du folklore, les Parisiens ont gardé une possession stérile pendant la première demi-heure, en s’exposant à chaque perte de balle. Les Normands, Sahin Cissé, leur numéro 9 en tête tentent d’exploiter chaque phase de transition. Et à la 32ème minute, l’ouverture du score est proche avec une tête puissante de Boateng (aucun lien) qui va se fracasser sur le poteau sur corner. Et quelques minutes après Yannick Etilé, titularisé pour la première fois depuis la défaite à Valenciennes en septembre, a effectué deux parades décisives sur la même action. Puis, c’est encore une vendange des Normands qui permettent aux joueurs en vert fluo de rentrer aux vestiaires avec leur cage inviolée. 

À 11 contre 10, toujours dominés

Un match de Coupe a toujours cette atmosphère particulière, où chaque déplacement est intense, voire hostile, surtout quand on porte l’une des tuniques de la capitale en province. Et le stade René Fenouillère a continué à pousser leurs protégés. Avec toujours plus de réclamations auprès de l arbitre. Ça n’a pas empêché Cheikou Cissé de recevoir un carton pour excès d’engagement e manque de clairvoyance(56è). Moment choisi par le nouveau coach, Arlesio Coelho (48ans) pour le sortir, tout comme Zinga et Mehadji. Ces changements n’ont strictement rien apporté au jeu. 

Dans une rencontre inscipide de leur part, les Parisiens souffrent toujours face à l’ancien de Ligue 1 & Ligue 2, Jessy Pi (Toulouse, Brest) et ses coéquipiers. Même après le rouge reçu par le latéral droit Emeric Dudouit (68è), les hommes du coach Cédric Hengbart avaient les bonnes intentions. L’ancien joueur de Caen et Auxerre n’a pas cherché à fermer le jeu, au contraire. Mais, ils sont soit tombés sur un Étilé infranchissable, soit ont manqué de lucidité. 

Seule une séance tirs aux buts pouvaient sortir les Gobelins de ce bourbier. Et non, les pénaltys, ne sont pas une loterie!! C’est une guerre de nerfs. À ce petit jeu, ils ont craqué. L’homme du match côté Parisien, Étilé, a été impuissant sur chaque tentative Normande (5-3). Pas le temps de cogiter en revanche. 

Maintenant, place au championnat

Prochain rendez-vous, vendredi prochain au Stade Pelé pour le nouveau coach Coelho et ses joueurs, avec la réception de Villefranche. Une autre compétition, mais le pain quotidien de nos affamés des Gobelins. On les aimerait avec plus d’appétit pour l’occasion. Avec 16 points, ils nagent entre deux eaux dans un championnat très resserré. Les places de relégables ne sont pas si éloignées. Une victoire donnerait une autre bouffée d’air à un club, qui connait malgré tout une aventure et une trajectoire incroyable.