Paris FC/ OGC Nice – Kombouaré, Puel : du neuf avec du vieux.
Le stade Jean Bouin va avoir l’impression d’avoir pris une Delorean, dimanche en s’installant dans les gradins. En effet, Antoine Kombouaré s’installera sur le banc du Paris FC pour la première fois, avec un objectif clairement établi : maintenir le club en Ligue 1, pour que le projet Arnault ne tourne pas en plus grand fiasco de l’histoire du football français. Et accessoirement sauver un club.
Pour cette 24è journée de Ligue 1 aux couteaux, l’OGC Nice d’une autre vieille connaissance, Claude Puel se dresse face à Kombouaré et ses hommes. Et le parallèle entre les deux coachs paraît évident. Deux hommes qui ont roulé leurs bosses en France, en tant que joueur comme en tant qu’entraîneur.
Deux propriétaires, deux projets
Deux clubs ambitieux, avec deux propriétaires milliardaires : Sir Jim Ratcliffe côté Niçois (également propriétaire de Manchester United), et Antoine Arnault au Paris FC. Deux grandes villes, deux projets qui avaient de l’ambition et une volonté de changement. Sur la Côte d’Azur, le message a clairement été passé depuis plusieurs saisons : l’OGC Nice est la cinquième roue du carrosse INEOS. Man U et le cyclisme représentent un bien meilleur investissement et les résultats des Aiglons importent peu.
Dans la capitale en revanche, l’entité Paris FC ne souffre pas de multipropriétés, et dispose d’un propriétaire dévoué, mais encore novice. Tout comme le club, de retour en Ligue 1 pour la première fois depuis plus de 50 ans. Les investissements réalisés dans le recrutement ont rarement porté leur fruit.
Back to the Future
Dimanche, ce ne sera pas un match pour une qualification européenne que se disputeront le PFC et l’OGC Nice, mais bien pour leur survie en Ligue 1, et donc la pérennité du club. Quand Lorient, Angers ou Brest, avec des budgets bien moindres ont déjà quasiment tamponné leur ticket dans l’élite pour la saison prochaine. Et l’objectif maintien, a été confié à deux têtes connues de la Ligue 1, alors qu’on attendait d’autres profils (Thiago Motta au PFC par exemple). Rompus aux opérations sauvetages, les deux hommes sont les plus expérimentés du championnat avec 658 matchs dirigés pour Puel, et “seulement” 540 pour son homologue Parisien.
Très loin des idées d’avenir de beaucoup de clubs français. Martin O’Neil à Strasbourg a succédé à Rosenior, Habib Beye, qui est encore un néophyte en Ligue 1 a pris la tête de l’OM, Frank Haise (passé de Nice à Rennes), Pierre Sage à Lens, ou encore Alexandre Dujeux sont tous des entraineurs d’avenir avec des idées de jeu, et un projet.
À Nice et au PFC, le projet, pour l’instant, est clairement de sauver les meubles et d’attendre la fin de saison en priant. Les Aiglons, qui ont été la risée de l’Europe avec leur parcours en Europa League (33e avec 3 points récoltés en 8 matchs) se déplacent donc à Jean Bouin avec un petit point d’avance sur leur hôte. En début de saison, qui aurait pu prédire tel chemin de croix ?
Le retour de Puel n’a pas arrangé les affaires niçoises avec seulement 7 points récoltés en 7 matchs de Ligue 1 depuis sa prise de fonction le 29 décembre dernier. Seul rayon de soleil, une qualification pour les quarts de finale de Coupe de France, en ayant affronté des foudres de guerre tel que Saint-Etienne, Nantes ou Montpellier. En Europa League, une victoire face aux Néerlandais des Go Ahead Eagles (3-1) a précédé une défaite à Ludogorets (0-1). La mayonnaise Puel n’a donc pas encore pris.
Antoine Kombouaré n’a pas encore de bilan à présenter avec le Paris FC, lui qui dirigera son premier match dans le costume d’entraineur du club dimanche. Il retrouvera une vieille connaissance, qui avait lui aussi connu les sommets il y a quelques années en Ligue 1. Un certain air de nostalgie.
