Strasbourg/Paris FC – Panichelli et Barco, duo d’enfer
Après un match nul cruel à Lyon conclu par un pénalty de Tolisso, Kombouaré et ses troupes pouvaient se sentir floués et frustrés. La main de Gory a été très lourdement sanctionnée, d’un penalty presqu’imaginaire. Mais la rencontre est porteuse d’espoir au regard de la physionomie du match. Il est tant de passer à autre chose. Et c’est un autre déplacement périlleux qui les attend.
La Meinau, terrain hostile
Dimanche à 15h, le PFC jouera son second match à l’extérieur d’affilée. Ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, car le club Parisien est plus performant hors de ses bases qu’à Jean Bouin. Les performances à Monaco et à Lyon, entre autres, en sont l’exemple parfait, pour ne pas imaginer une équipe qui va flancher.
De leur côté, les Strasbourgeois restent sur des matchs consistants et positifs dans leur antre. Nul face à Lens (1-1), victoires nettes contre l’OL (3-1) et contre Monaco en Coupe de France (3-1). Les Alsaciens se déplaceaient hier pour la Ligue Conférence, en Croatie face au Rijeka Zagreb. Un voyage qui pourrait les laisser fatigués pour dimanche. Le club entrainé par Martin O’Neill a-t-il mis l’Europe en priorité? En tout cas, il a aligné ce qui ressemble fort à une équipe type.
Panichelli et Barco, le duo Argentin en danger numéro 1 ?
L’un est attaquant de pointe, et commence à devenir le cauchemar des défenseurs de Ligue 1. Sa présence physique est évidente, entre jeu de tête et son côté létal face au but. L’autre, petit rouquin que l’on ne soupçonne pas. Le duo improbable est certainement l’un des plus craints et les plus excitants de notre championnat.
L’avant-centre a poussé Emegha sur le banc grâce à son efficacité devant le but et son sang-froid. Le futur joueur de Chelsea semble ne plus avoir le tête en Alsace, et a déjà les yeux rivés sur son futur club. Où il y retrouvera son ancien entraîneur sur les bords du Rhin. Un certain Liam Rosénior. Pour l’heure, le Néerlandais n’est plus sur les feuilles de matchs pour cause de blessure. Diplomatique?
Barco et Panichelli sont des morts de faims, prêts à croquer dans chaque ballon, chaque cheville et chaque occasion se présentant devant eux. Ils seront probablement dans les 23 de l’Argentine pour le Mondial 2026. Deux hommes à bloquer, deux joueurs à gérer pour la défense, et le milieu du Paris FC.
Barco a un profil de petit milieu de terrain de poche, mais déjà un caractère de leader. Une qualité technique bien au dessus de la moyenne, une lecture du jeu délicieuse, un caractère bien trempé et une propension à chambrer, qui peut irriter ses adversaires. Parfois même ses coéquipiers, en témoigne l’altercation qui l’a opposé à Samir El Mourabet, hier soir en fin de match, malgré la victoire.
Quant à Panichelli, il n’a fallu que deux minutes à l’attaquant pour ouvrir le score hier soir, lors de la victoire (2-1) sur le terrain de Rijeka en 1/8e de finale aller de Conférence League. Il cumule maintenant 18 buts en 34 apparitions toutes compétitions confondues. Sorti à la 77e minute de la rencontre, il a pu soufflé légèrement.
Ce n’est pas le cas de son compatriote, qui a disputé l’intégralité de la rencontre.
Un déplacement en Croatie difficile à encaisser ?
Antoine Kombouaré a plus de renseignements et d’intuitions pour préparer la rencontre, après vu la performance strasbourgeoise hier. Le Paris FC aura soufflé pendant une semaine. Les batteries seront assurément rechargées. Pour les Alsaciens, en revanche, la possibilité d’aller très loin en Conférence League pourrait les obliger à prioriser une compétition plutôt que l’autre. Et ils ont une autre occasion de saisir l’Europe: une demie finale de Coupe de France à domicile face à un OGC Nice en perdition.
Les hommes de Kombouaré savent ce qu’ils leur restent à faire. À eux de profiter de la fatigue éventuelle des Strasbourgeois. Martin O’Neill sera privé pour l’occasion d’Aaron Anselmino, Emmanuel Emegha et de Diego Moreira.