Scandale à Paris, les hooligans niçois attaquent

Quai de Valmy, à l’heure où la jeunesse parisienne sirote son énième verre au bord du canal Saint Martin, une rixe éclate entre hooligans ! Selon les témoins, une centaine de niçois affrontent une quarantaine de parisiens.

Un rdv entre dans la plus pure tradition des hooligans

Un affrontement programmé entre hooligans de l’OGC Nice, épaulés par des ultras de Lille, Nancy et Sarrebruck, face à d’anciens de la tribune Auteuil. Voilà le constat dressé par la préfecture de Paris

Un supporter parisien, victime d’un grave traumatisme crânien, a été placé en réanimation. 5 autres sont blessés, admis à l’hôpital.

Les faits donc donc très graves et surtout tragiques ! Mais encore une fois, chacun va se renvoyer les responsabilités et au final, rien ne sera fait. 

La préfecture de Paris systématiquement dépassé

Comment cent personnes déboulent tranquillement armés de poings américains, barre, etc, en plein Paris ? Imaginons la scène : cent jeunes hommes, certainement bon chic bon genre, qui retirent d’un seul coup leur déguisement bobo tel superman ! Les voilà enfilant leur costume d’hooligan en toute hâte.

Certainement pas.

Une fois de plus, les faits sont clairs et loin de toute interprétation. Des centaines de personnes peuvent se réunir en plein Paris avec l’objectif de faire une descente armée. Ni la DST, ni la police et ses milliers de caméras de surveillance, ne peuvent anticiper. 

La police intervient après et se gargarise : 65 interpellations. Cela devrait signifier 65 interdictions administratives de stade ? Pour ceux qui savent, la plupart des IAS sont finalement annulés par le juge à cause d’une procédure mal encadrée.  

Pourquoi est-ce si souvent annulé ? Car la contrainte des pointages au commissariat en semaine est plus lourde que pour un pédophile, et correspond aux législations anti-terroriste. En somme, c’est un missile pour abattre une mouche : disproportionné. 

Bon et mauvais chasseur ok, mais bon et mauvais supporter, comment tu reconnais ?

Porter le maillot de l’OGC Nice à Paris suite à cette rixe, serait une immense provocation. On ne vient pas dans une ville pour casser la gueule des gens sans savoir qu’un retour de bâton (ou de coup de poing américain) est possible. 

Encore une fois, la ritournelle victimaire aura lieu sans prendre en compte la chronologie. Ces hooligans mettent en danger tous les supporters de leur équipe et empêchent que le football soit une fête. 

Pourtant, cette finale de Coupe de France consacre le vrai foot à papa, il y a quelque chose d’historique. C’est aussi l’occasion de voir deux clubs profiter de la vie parisienne. Mais à cause de quelques uns, la grande fête du football devient un terrain de guerre.

Le ministre de l’intérieur, Laurent Nunez, a réagi maladroitement. Il impose avec grandiloquence l’interdiction d’alcool devant le Stade de France. On n’évitera la blague sur l’alcool et les supporters de Lens, mais on n’évitera pas de souligner l’absurdité de lier hooliganisme et alcool. C’est tellement ubuesque qu’il n’y a rien à répondre.