Liverpool 0 – 2 PSG : Fluctuat nec mergitur

« Battu par les flots mais ne sombre pas », l’orage rouge d’Anfield n’a pas coulé le PSG. 
 

Deux matchs, deux scénarios pour un même résultat

Liverpool et le Paris Saint Germain nous ont offert hier soir un spectacle de football digne des plus grandes rencontres d’Europe. À tous les observateurs affirmant que le match aller ressemblera au match retour, que le match aller fait en sorte que le match retour est déjà joué, aurait pu lourdement se tromper.
 
C’est finalement grâce à un immense Safanov, qui confirme son statut de gardien titulaire du Paris Saint-Germain, que les hommes de Louis Henrique iront pour la troisième fois d’affilée en demi-finale de coupe d’Europe affronter le Bayern Munich ou le Real Madrid. 

Nuno Mendes et Désiré Doué sortent blessés

Le match retour a changé de physionomie dès que Nuno Mendes s’est blessé. L’entrée en jeu de son remplaçant, Lucas Hernandez, a été brave mais difficile. L’international français a pourtant été bon mais il est très loin de l’excellence dégagé par Nuno Mendes.
 
Ce changement de joueur a aussi permis à Mohamed Salah, lui aussi rentrer en jeu en première mi-temps suite à la blessure de son coéquipier Hugo Etikite, de jouer face à Luca Hernandez. Il a semé la pagaille détruisant la rigueur défensive parisienne. Il a fait plusieurs passes décisives que ses coéquipiers n’ont pas transformé.
 
Désiré Doué est aussi blessé mais cela a l’air beaucoup moins grave que Nuno Mendes. Remplacé par Bradley Barcola qui faisait son retour. Lui aussi se tenait les jambes en fin de match. Il faut dire que la rencontre a été physiquement très énergivore. 
 

Le PSG a subi les attaques de Liverpool

La deuxième mi-temps a été un calvaire pour le PSG jusqu’à l’ouverture du score du ballon d’Or Ousmane Dembélé. Il montre une nouvelle fois le bon chemin dans une rencontre compliquée. Cette complexité est due à plusieurs facteurs. Les Reds n’avaient plus rien à perdre devant son publics. Peu importe l’adversaire, Liverpool devait faire souffler la révolte.
 
La révolte a eu lieu. A la 70e minute, il n’y avait aucun tir parisien contre 6 tirs de Liverpool en seconde mi-temps. Mais c’est aussi dans ces moments-là que l’on reconnaît les grandes équipes. Comme l’intraitable Real Madrid, qui même dans ses contre-performances réussit à obtenir des résultats, le PSG est difficilement vaincu même en étant réduit à défendre. 
 

Le PSG de Luis Enrique plie mais ne rompt pas 

Le système de Luis Henrique démontre que non seulement cette équipe est incroyable avec la possession de balle, excellente dans les transitions, excellente dans les contres et solide face à l’adversaire, surtout dans les moments les plus difficiles.
 
À l’image de Safanov qui n’a pas l’aura de Donnaruma, le PSG est une équipe sérieuse prête à relever les défis sans en faire toute une histoire.
 
Ce PSG est une grande équipe, sauf que ce n’est pas la seule grande équipe en Europe. Heureusement, Luis Enrique ne fantasme pas son PSG. Il avait prévenu.
 
Au final, il y a eu 2-0 comme au match aller mais ce score ne reflète en rien la rencontre. Bien sûr, nous saluons la dernière danse de Mohamed Salah, véritable poison durant cette rencontre, qui renvoie à l’entrainement les nouvelles stars des Reds incapables d’apporter son impact sur la rencontre. 
 
Bravo à Safanov homme du match et à sa charnière centrale excellente. Bravo à tous les supporters du Paris Saint Germain qui auront mis une ambiance incroyable durant tout le match. C’était un grand soir d’Europe avec un grand PSG, accompagné de ses habits de gala, de son ballon d’Or et de son aura de champion d’Europe. Merci Luis, merci Paris !

Attention à ne pas se sentir trop fort 

Le PSG est un show et une machine de guerre.

Le football passionne car aucun match n’est joué d’avance. Parfois, le fan d’un certain âge se rappelle de Gueugnon, Evian et d’autres noms sortis de l’enfer des années 2000…

Parfois, on prête trop d’attention à d’anciens joueurs devenus chroniqueurs, qui ont complètement raté leur passage à Paris. Ces ratés ont le romantisme d’avoir créé une attente énorme et méritée.

Ce PSG va devoir prouver une nouvelle fois sa supériorité et se qualifier pour la quatrième fois consécutive en demi-finale de Ligue des Champions; ça non plus, ce n’est pas rien. C’est même un marqueur de la réussite historique de ce club.

Et si les joueurs volent la vedette au staff technique et à la direction, rendons aux Jules César de Paris ce qui leur revient : Al Khelaifi, Campos et Luis Enrique, voilà le triumvirat qui ringardise la Premiere League.

Et à ceux qui oseront banaliser une victoire contre Liverpool ? Prenez garde ! La dépression vous guette.