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Paris FC / Stade Rennais – Le premier Fashionico

Habib Beye a sûrement sauvé sa tête le week-end dernier. Bien que confirmé par le président Arnaud Pouille après le nul à Toulouse (2-2), l’ancien entraîneur du Red Star se savait sur la sellette. Les joueurs sont toujours avec lui, preuve en est, la large victoire face à Strasbourg, dimanche (4-1). Les Rennais n’avaient plus gagné depuis le 14 septembre et une victoire inéspérée face à un OL réduit à 11 contre 10. Beye avait pris une décision radicale avant le déplacement à Toulouse dimanche dernier en écartant deux joueurs majeurs de son effectif. 

Seko Fofana, recruté en janvier 2025, est bien loin du milieu impactant et dominant que l’on avait connu sous le RC Lens de Franck Haise entre 2020 et juin 2023. Depuis, l’international Ivoirien était parti en quête de pétrodollars en Arabie Saoudite (Al-Nassr, Al-Ettifaq). Son retour en Ligue 1 a tout du flop depuis. Au point qu’Habib Beye, pourtant enclin à le recruter, préfère se passer de lui depuis la défaite contre Nice le 26 octobre. Ses performances, mais surtout son attitude à l’entraînement lui revienne comme un boomerang.

Autre cas, Ludovic Blaas. Celui qui était l’un des leaders techniques breton depuis plusieurs saisons, a aussi été mis à l’écart lors du déplacement au Stadium de Toulouse. Mais lui est entré en cours de match face à Strasbourg. L’ancien Nantais postule pour une place de titulaire, même si le 3-5-2 mis en place par son coach ne correspond pas nécessairement à ses qualités. Pour preuve, Beye a préféré installé El-Tamari en piston gauche, lui qui joue normalement sur le front de l’attaque. Et le Jordanien lui rend bien. Buteur à Toulouse, puis passeur décisif contre Strasbourg, il se révèle à un poste où l’on ne l’attendait pas. 

Esteban Lepaul, la bonne pioche

Face aux Alsaciens, les partenaires de Valentin Rongier ont été loin de dominer outrageusement. Mais à l’inverse des rencontres à Nantes et à Toulouse, où ils menaient à chaque fois 2-0, les Bretons n’ont pas craqué derrière. Une preuve que tout était un problème de confiance ? Un joueur qui n’en manque pas, est bien Esteban Lepaul. L’ancien du SCO reste sur un triplé retentissant au Roazhon Park. Celui qui a déjà inscrit 8 buts en 11 matchs de Ligue 1 a tout de la très belle pioche. Il est le deuxième meilleur buteur du championnat, derrière Panichelli. Stats auxquelles il faut ajouter 3 passes décisives. Associé à l’ancien Monégasque Breel Embolo depuis le début de saison, autre grosse recrue du mercato Rennais, il a trouvé un nouveau partenaire dans le 3-5-2 de Beye.

Le jeune Mohamed Meité est l’autre satisfaction de la famille Pinault. Pur produit du centre de formation, comme Ousmane Dembélé, mais aussi Paul Georges Ntep, le gamin de 18 ans est une réelle révélation de notre Ligue 1. Auteur de 4 buts et 2 passes décisives en pro, le joueur né en 2007 impressionne par son activité mais surtout par sa maturité face au but.  En l’alignant d’entrée contre Strasbourg, son entraîneur a montré toute la confiance et l’estime qu’il lui portait. Il devrait être titulaire à Jean Bouin vendredi soir avec Lepaul. 

Une victoire pour titiller le top 6 ? 

Le Paris FC rentre dans ce “Fashionico” avec le plein de confiance. La belle remontée à domicile face à Lyon, puis la victoire solide à Monaco ont permis aux hommes de Stéphane Gilli de préparer cette rencontre en toute sérénité. Le prou n’est qu’à un point de son adversaire et une victoire leur donneraient la bagatelle de 17 points. Suffisamment pour ne plus regarder dans le rétro, mais assez pour prétendre à des ambitions européennes? 

Un dernier effort avant la trêve

Avant la trêve internationale de novembre, le PFC doit mettre un dernier coup de pédale pour conclure ce qui serait une magnifique quinzaine. La clean sheet ramenée de Monaco a fait du bien. Alors que l’on aligne Trapp ou Nkambadio, Marchetti ou Camara, peu importe. Le public de Jean Bouin ne se contentera pas du champagne et caviar prévu en loges pour ce “Fashionico”. Il en demandera aussi sur le terrain. Champagne comme les dribbles et les frappes de Kebbal. Caviar, comme les passes de l’Algérien mais aussi des deux esturgeons du milieu : Lees-Melou et Max Lopez.