PSG/Liverpool : Les Reds en perdition

Avant ce PSG/Liverpool, les Reds sont en perdition, humiliés ce samedi en 1/4 de finale de Cup par Manchester City (4-0). Plus que le résultat, c’est la manière qui dérange. Salah qui rate un énième penalty, une défense aux abois, quatre buts encaissés en moins de trente minutes, la liste est longue. 

Le recrutement remis en question 

Arne Slot, champion d’Angleterre 2025, avait réussi ce que seul Jurgen Klopp avait déjà fait, et le dernier titre en Premier League en 2020. Mais cette saison, les Scousers sont bien moins impressionnants, malgré un recrutement à plus de 470 millions d’Euros. Avec Florian Wirtz, Hugo Ekitiké, Alexander Isak, Milos Kerkez, ou encore Jeremie Frimpong, le groupe a été largement remanié.  

Ce gros investissement a été compensé par de nombreuses ventes. L’enfant du club Trent Alexander-Arnold, Darwin Nunez, Luis Diaz, Jarell Quensah et le néo Lyonnais Tyler Morton, le tout pour environ 216 millions d’Euros.  

Wirtz, comme un symbole

Et le moins que l’on puisse dire est que la mayonnaise ne prend pas. Alexander Isak, recrue la plus chère de l’histoire du club (145M) a été victime d’une fracture du péroné en décembre 2025. Il ne sera pas remis pour la double confrontation avec le PSG. Avant sa blessure, l’ancien numéro 9 de Newcastle n’avait inscrit que 3 petits buts en onze rencontres. Bien en deçà des espérances.

Florian Wirtz, quant à lui, découvre le physique de la Premier League, et la différence d’intensité avec la Bundesliga. L’ancien magicien de Leverkusen a logiquement besoin d’un temps d’adaptation à un nouveau championnat, de nouveaux environnement et coéquipiers. Celui qui doit être le maître à jouer des Reds pour les prochaines années, est encore dans l’ombre de Dominik Szoboszlai et d’Alexis Mac Allister. Et ce n’est pas sa sortie face à City ce samedi, qui annonce une amélioration. 

Méfiance malgré tout pour les Parisiens, car le meneur Allemand de 27 ans est plus décisif en Ligue des Champions qu’en PL. Et surtout, il est capable à tout moment de sortir une passe cachée de son chapeau, comme il en a le secret. 

Hugo Ekitiké, la bonne adaptation

Ekitiké seule recrue satisfaisante

Jérémie Frimpong et Milos Kerkez souffrent tous les deux de la comparaison avec les Andy Robertson et Trent Alexander-Arnold de l’époque Klopp. 

Hugo Ekitiké, en revanche, semble s’adapter à vitesse grand V à la Premier League, et assure à son poste. Le Français a inscrit 17 buts et 6 passes décisives, en 42 rencontres depuis son arrivée à Anfield. Il est donc décisif un match sur deux. Quasiment certain d’être dans le groupe des Bleus au Mondial, il se sait attendu pour son retour au Parc des Princes. L’ancien de Francfort sera la menace numéro un de l’attaque des Reds. 

Largués dans la course en titre 

Au vu de son recrutement pharaonique et de son statut de champion en titre, personne n’aurait imaginé voir Liverpool à 21 points de la première place après 31 journées. Le constat est pourtant là, implacable. Les Reds luttent aujourd’hui avec Chelsea, Brentford et le rival Everton pour la dernière place qualificative en Ligue des Champions. Le chamboulement de l’effectif n’explique pas tout. 

Salah, the last dance… 

Virgil van Dijk, Andrew Robertson et Mohamed Salah commencent à faire leur âge, et le passage en 4-4-2 losange prend du temps à être assimilé. La star Egyptienne a annoncé son départ à la fin de saison après plus de 400 matchs au club. Le crépuscule d’une ère, d’un règne et des souvenirs gravés à jamais pour le peuple rouge. Celui qui a tout gagné à Liverpool sera remonté comme un coucou pour ses dernières soirées de gala européen. À l’image de Wirtz, il peut à tout moment débloquer une situation. Mais son nouvel échec sur penalty et sa prestation contre City ne vont pas booster une confiance en berne. 

Allison Becker forfait pour les deux rencontres

La Tuile Allison 

Mohamed Salah de retour, c’est à un autre poste clé qui fera défaut à Liverpool. Le gardien international Brésilien Allison Becker est forfait pour la rencontre. Il pourrait même manquer la Coupe du Monde avec la Seleçao. S’il n’a pas son niveau, le numéro 2, Mamardashvilli apporte quelques assurances.

Le Champion d’Angleterre n’avance donc pas face au PSG dans les meilleures conditions, physiques ou psychologiques. Aux hommes de Luis Enrique d’appuyer là où ça fait mal. Et en ce moment, les Reds ont quelques points sensibles, plus proches de l’homme de glace que d’Iron Man.  

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