Paris FC – Le retour de Maxime Lopez

Maxime Lopez a enfin réintégré le 11 du Paris FC contre Monaco ce week-end. Auteur d’une excellente première partie de saison sous les ordres de Stéphane Gilli, le milieu de terrain a très mal démarré avec Antoine Kombouaré. Déchu de son capitanat, mis sur le banc, il réussit un retour éclatant malgré un manque de réalisme dans le dernier geste.
 

Le récital de Maxime Lopez contre Monaco

A la 12e minute, Maxime Lopez sort une action d’extraterrestre, digne des plus grands footballeurs. Il est au début de l’action, en relais et à sa conclusion, le tout avec une technique efficace et soyeuse. Le gardien monégasque se retrouve à genoux, pris à contre-pied, un autre défenseur vacilles, le but est grand ouvert… Et il rate sa frappe. Cette action exceptionnelle s’ajoute à l’ensemble de son œuvre contre l’AS Monaco.
 
Durant toute la rencontre, il trouve Moses Simon et son placement tend finalement plus à gauche qu’à droite du milieu de terrain comme à son habitude sous Gilli. Rapidité d’exécution, vision du jeu, déséquilibre, Max Lopez est l’étincelle qui a fait exploser le Rocher monégasque.
 

Antoine Kombouaré exige plus d’efficacité face au but

Pour le coach, ce manque de pragmatisme est un problème, surtout avec autant de talents. Le cadet des Lopez doit plus marquer. Il se doit d’être régulièrement décisif.
 
L’observation match après match du talentueux milieu, laisse un arrière goût amer aux amoureux de la compétition. Max Lopez a trop tendance à jouer avec des chaussons.
 
Sa technique efface son manque d’impact. Sa technique et sa vision du jeu font tout accepter. Or, dans le football actuel, il est compliqué pour un milieu de terrain de manquer à ce point d’impact physique et défensif.
 
Il est toujours facile de critiquer un joueur. En l’occurrence, la conclusion n’est pas qu’il lui faut une efficacité face au but pour être titulaire. Ca, c’est le choix du coach. Nous dirions plutôt : au vu de son immense talent, il peut devenir encore plus fort s’il concrétise les occasions qu’il se crée naturellement. 
 
A dire vrai, ses passes illuminent tant les matchs qu’on s’en contente si le Paris FC gagne. Or, en situation de crise, dans une équipe qui doute ou qui a besoin de résultat, il est clair que le physique de Rudy Matondo est plus rassurant.
 

La conccurence entre Max Lopez et Rudy Matondo

A 19 ans, la jeune recrue parisienne éclabousse le PFC de son talent. Matondo n’est pas un joueur comme les autres. Son potentiel est immense et son impact sur le trrain l’est déjà. Avec son nouveau capitaine Pierre Lees-Melou et le merveilleux Marshal Munetsi, ils forment un trident dur à jouer.
 
Certes, il manque le beau football d’un Max Lopez. Faire aimer le Paris FC au grand public passera par la façon de jouer. Selon l’adversaire, il aura donc l’occasion de rejouer et se présente comme le 3e ou 4e milieu de terrain sous l’ère Kombouaré.
 
En effet, sa titularisation face à Monaco était due à l’absence de Rudy Matondo pour maladie. Ce week-end contre le FC Metz, il a de fortes chances d’être titulaire car l’adversaire n’aura pas le contrôle du ballon. Priorité aux joueurs qui savent manier le ballon face à la lanterne rouge et gare aux mauvaises surprises ! 
 
Bilan : le problème du manque de concurrence au milieu de terrain du PFC est bel et bien terminé. Tant mieux.