Edito Paris – La CAN a fait très mal aux joueurs sélectionnés
Ballon d’Or africain en 2025, Ashraf Hakimi a perdu sa place dans l’Equipe type de la Ligue des Champions 2026. Comment ne pas accuser la CAN d’avoir nui à la saison du Marocain ? Comme Ilan Kebbal ou Samir Chergui au Paris FC, la CAN impose et chamboule le rythme de ses athlètes de haut niveau.
Bien se préparer avant la compétition, la jouer puis revenir frais, avec soit d’immenses changements dans son club, soit la pression des plus importants matchs de la saison. La CAN fait mal aux joueurs de foot africain.
Hakimi blessé régulièrement depuis la CAN
Le 4 novembre 2025, Achraf Hakimi se blesse à la cheville contre le Bayern Munich. Un peu plus d’un mois plus tard, il joue la CAN avec le Maroc alors que le protocole de blessure aurait du être deux fois plus longs. A son retour de cette bien triste finale de la CAN, il traine des gênes physiques qui ne le lâchent plus.
Toujours face au Bayern Munich, cette fois le 26 avril, le Marocain se reblesse à la jambe. Forfait pour le retour, il a du batailler pour récupérer sa place de titulaire en finale. Il aura tenu 120 minutes, exploit !
Mais trop blessés sur l’ensemble de la saison, Hakimi ne postulera pas à l’Equipe Type de Ligue des Champions et encore moins au titre de Ballon d’Or. A moins que le Maroc réussisse un parcours exceptionnelle ?
Kebbal et Chergui, de titulaire indiscutable au Paris FC à remplaçant systématique
Avant la CAN, les deux joueurs sont les piliers du PFC. Le premier enchaine les matchs de référence avec 6 buts et 4 passes décisives en 16 matchs.
Le second est reconverti arrière droit et stabilise la défense lutécienne souvent en perdition.
A leur retour de la CAN durant laquelle Kebbal n’a joué que quelques minutes et Chergui à peine plus, Antoine Kombouaré est le nouveau coach du PFC. Les demandes changent et les comportements doivent s’adapter.
Ilan Kebbal en fait les frais. Avec Rudy Matondo et Marshall Munetsi au milieu, il se cantonne au côté droit occupé par un Jonathan Ikoné en pleine résurrection. Souvent remplaçant, il trainera son spleen malgré son titre de joueur de la saison du PFC.
Samir Chergui se fait doubler sur son poste par Adama Camara qui enchaine les prestations de haut vol. La complémentarité de Coppola avec Mbow l’empêche de postuler en défense central. Lui aussi relégué au banc, son avenir s’est obscurci malgré un très bon début de saison.
La CAN est une belle compétition aux mauvaises dates
Le bilan est lourd pour ces 3 Parisiens et ils ne sont pas les seuls. La CAN est une belle compétition qui mérite d’être joué dans les meilleures conditions possibles.
La CAN avait lieu tous les 2 ans comme la Coupe d’Amériques, dorénavant elle sera tous els 4 ans comme l’Euro. Ouf ! Outre les défauts d’organisation et le scandale de la dernière finale, la CAN a ses lettres de noblesse. Une fois tous les 4 ans semblent un rythme plus cohérent avec les exigences professionnelles du haut niveau.
Les températures estivales condamnent cette compétition à se jouer en hiver, ce qui est parfaitement logique. Mais pour les joueurs qui ont des nouveaux matchs de Ligue des Champions début janvier (et fin décembre), c’est déjà 4 matchs ratés sur les 8 du premier tour ! L’addition de la CAN est très lourde, ces 3 joueurs parisiens en ont payé le prix.
