PFC / PSG (2-1) – Gory illumine Jean Bouin pour terminer la saison

Décidément, Alimami Gory aime les derbys franciliens. La saison dernière, alors en Ligue 2 et à Charlety, le feu follet parisien avait inscrit un triplé face au Red Star. Dimanche, en clôture du championnat, le numéro 7 s’est contenté d’un doublé. Mais cette fois, c’est face au Paris SG, champion de France et d’Europe, à Jean Bouin. 

Le Paris FC est mené 1 à 0 quand Antoine Kombouaré décide de tout changer. On joue la 67ème minute et il effectue quatre changements simultanés. Exit Simon, Ikoné, Munetsi et Geubbels. Entrées de Max Lopez, Kebbal, Koleosho et donc le héros de la soirée Alimami Gory. 

L’ailier du Paris FC, bien en jambes et mort de faim, a été percutant dès sa première foulée. Il a frappé une première fois à la 76ème minute en reprenant une frappe manquée de Lees-Melou d’une talonnade maligne au milieu d’une forêt de joueurs. Galvanisés par cette égalisation, face à un PSG nonchalant et au petit trot, les nouveaux entrants ont été décisifs. 

Max Lopez et Ilan Kebbal combinaient tranquillement, comme sous Stéphane Gilli. Lees-Melou grattait les ballons et les redistribuait. Mais c’est sur une contre-attaque au bout du temps additionnel que Gory a planté la seconde banderille.

On joue la 94ème minute quand Lopez récupère le ballon dans sa surface. Le milieu de terrain trouve rapidement Kebbal, qui lance Koleosho. L’Italien accélère et attend le moment parfait pour décaler Gory, qui n’a plus qu’à pousser le ballon dans le but et jeter son maillot dans le ciel de Jean Bouin. 

Kombouaré : « les joueurs du PSG jouent avec l’envie de bien faire les choses, mais ils n’ont pas envie de se blesser. Ils ont tous déjà un peu la tête à la finale. »

Sur cette action décisive, les quatre entrants sont impliqués. Un choix plus que payant de Kombouaré, qui, honnête à déclaré en conférence de presse : « Je pense qu’on a mérité notre victoire. C’est jamais facile : les joueurs du PSG jouent avec l’envie de bien faire les choses mais ils n’ont pas envie de se blesser. Ils ont tous déjà un peu la tête à la finale. Il fallait surtout bien défendre, prendre les espaces et aller les provoquer en un contre un. On les a poussés à la faute, ils ont fait un match moyen et nous, on a été à 100 % de nos possibilités. C’était la condition pour gagner »

La condition et d’autres ont été réunies. Et la petite étincelle de la soirée s’appelait Alimami Gory. Le spectacle de pyrotechnie et l’hommage aux joueurs quittant le club (J.Lopez, Hamel, Kolo, Riou) ont clôturé une soirée magique à Jean Bouin, et une saison réussie. Maintenant, place aux vacances pour Gory and co, et du pain sur la planche pour Marco Neppe. Avec en priorité la question du coach. Antoine Kombouaré devrait rencontrer ses dirigeants mardi. On en saura plus dans les jours à venir.