PSG / ARSENAL (1-1 puis 4 Tab 3) : L’Apothéose

Les superlatifs manquent pour qualifier la performance du PSG. Au terme d’une saison maîtrisée, Luis Enrique et ses hommes ont réussi ce que peu d’équipes avaient réalisé : réussir le fameux back-to-back. La saison dernière, les Parisiens avaient plié le match en une mi-temps contre l’Inter.

Samedi, à Budapest, le scénario a été bien plus long à se dessiner. L’ouverture du score de Kai Havertz en tout début de rencontre a jeté un coup de froid sur les supporters, malgré la canicule régnant sur la capitale française. Ce but restera la seule réelle occasion des Gunners en 120 minutes. Et surtout leur seul tir cadré. Les Champions d’Europe ont longtemps buté sur le bloc d’Arsenal, qui avait garé le bus devant la cage de David Raya. Peu d’occasions dans ce premier acte où les Parisiens semblaient bafouiller leur football. Le plan d’Arteta, lui, paraissait fonctionner comme il le souhaitait. 

Luis Enrique, définitivement dans l'histoire du PSG

Arsenal, ambition zéro 

La pause a fait du bien aux hommes de Luis Enrique, qui sont bien mieux rentrés dans leur mi-temps qu’Arsenal. Les dédoublements semblaient déstabiliser une défense de fer, certains dribblent passaient même sur des prises à deux. 

Les Gunners se contentaient de longs ballons, de touches longues, et semblaient attendre que l’orage passe en croisant les doigts. À force de manquer d’ambition, le couperet tombe. Et c’est une faute de Mosquera (excellent jusque-là) sur Kvara qui donnait l’occasion au PSG d’égaliser sur pénalty. Ousmane Dembélé ne se faisait pas prier et prenait Raya à contre-pied (65è). 

Ce but n’a pas changé le plan de jeu des Gunners : bien défendre, et tenter de trouver l’entrant Gyökeres pour des déviations aériennes. Bien loin du jeu d’Arsenal sous Wenger. La défense centrale Saliba/Gabriel a été impressionnante pendant cette finale, certes, mais Arteta a joué au gagne-petit. La stratégie a permis à ses joueurs d’atteindre la séance de tirs aux buts. 

Et ironie du destin, c’est Gabriel, qui, malgré un match monstrueux en défense envoyait le ballon dans les tribunes sur le 5ème penalty d’Arsenal. Les Parisiens pouvaient alors fêter comme il se doit ce moment d’histoire. La saison dernière, ils avaient concassé l’Inter. La victoire au bout du suspense de Budapest n’en est que plus belle. Plus c’est dur, plus c’est bon.